La fumée de cigarette, de cigare ou de marijuana est nocive pour vos poumons, que vous fumiez vous-même ou que vous respiriez de la fumée secondaire. L'atteinte pulmonaire causée par la fumée touche plus rapidement et plus fréquemment les personnes atteintes de fibrose kystique (FK), en particulier si vous faites de l'asthme. Le tabagisme provoque aussi le vieillissement prématuré de la peau et un risque accru de développer des maladies cardiaques et de donner naissance à des bébés de faible poids. Ceci dit, une fois que vous avez commencé à fumer, il est très difficile d'arrêter. Un bon moyen d'éviter ce problème est de ne jamais commencer à fumer. Toutefois, si vous fumez et souhaitez arrêter, il existe plusieurs méthodes qui peuvent vous aider.
Je souhaite arrêter de fumer, que dois-je faire?
N’abandonnez jamais la partie. Il faut en moyenne sept tentatives pour parvenir à arrêter de fumer définitivement. Rappelez-vous que dès la première bouffée d'une cigarette, la nicotine ne met que sept secondes pour atteindre votre cerveau; il est très facile de développer une dépendance.
Plusieurs outils sont disponibles pour vous aider à cesser de fumer. Les plus
connus sont les suivants.
Le timbre de nicotine : Le timbre de
nicotine est une des aides les plus prisées pour cesser de fumer. Il contribue à
réduire les effets du sevrage de nicotine. Votre médecin vous indiquera la dose
appropriée selon le nombre de cigarettes que vous fumez dans une journée.
La gomme de nicotine : Vous pouvez
mâcher cette gomme chaque fois que vous ressentez un impérieux besoin de fumer.
Vous pouvez l'acheter à votre pharmacie sans ordonnance médicale. Elle se
présente en deux doses : une dose de 2 mg pour les personnes qui fument moins de
25 cigarettes par jour et une dose de 4 mg, pour celles qui en fument plus de 25
par jour.
Zyban® : Les comprimés Zyban sont vendus
sur ordonnance pour aider les personnes fermement décidées à arrêter de fumer.
Parlez-en à votre médecin, qui décidera s'il s'agit du traitement le plus
approprié dans votre cas.
Groupe de soutien : De nombreux groupes
de soutien ont pour vocation d'aider les personnes qui veulent cesser de fumer.
Pour en savoir plus à ce sujet, visitez le
site de l'Association pulmonaire du Canada.
Vous pouvez également obtenir de l'aide de votre association pulmonaire provinciale, à l'un des sites suivants :
Je ne fume pas mais je suis souvent entouré de fumeurs. Que devrais-je faire?
Quoique la fumée secondaire soit aussi nocive que le fait de fumer, il est pratiquement impossible d’éviter tous les endroits où il y a de la fumée. Il faut donc être prévoyant. Puisque la fumée peut provoquer un bronchospasme (constriction des voies respiratoires qui entraîne une respiration sifflante et un essoufflement), ayez toujours sur vous un bronchodilatateur à action rapide (Ventolin®, Bricanyl®) avant de vous rendre dans un endroit où la fumée sera dense. Sachez aussi que les barbecues, les feux de camp, les feux de plein air et d’autres endroits où l’on brûle des feuilles peuvent également déclencher des problèmes de respiration. Prenez donc l’habitude d’emporter votre médicament partout où vous allez.
Que doivent savoir les personnes atteintes de FK à propos de la consommation d'alcool?
Devenir adulte, c'est aussi développer une approche responsable vis-à-vis de la consommation d'alcool. À moins que vos convictions ne vous interdisent totalement d'en consommer, votre vie sociale peut vous amener à consommer des boissons alcoolisées et à fréquenter des personnes qui boivent. Un seul mot d'ordre dans ce cas : la MODÉRATION. Pourquoi? Parce qu'avoir la FK augmente certains risques pour la santé associés à la consommation d'alcool.
Pourquoi devrais-je limiter ma consommation d'alcool?
Même une petite quantité d'alcool peut
entraver l'action de vos antibiotiques et d'autres médicaments, les empêchant de
parvenir au résultat prévu.
Les sécrétions des canaux hépatiques d'une personne
atteinte de FK sont épaisses et tendent à stagner. La consommation d'alcool peut
entraîner des lésions au niveau des zones déjà altérées par la FK, en plus d'une
augmentation du risque d'atteinte hépatique généralisée.
La consommation d'alcool affecte la glycémie des
personnes qui souffrent de diabète.
Je suis diabétique et je souhaite prendre un verre. Que dois-je faire?
Assurez-vous toujours de prendre un bon repas avant de boire et de grignoter
lorsque vous buvez. Lorsque vous consommez de l'alcool, votre foie cesse de
produire du glucose, parce qu'il est occupé à éliminer l'alcool de votre sang.
En raison de l'arrêt de la production de glucose, les patients diabétiques
risquent l'hypoglycémie (faible taux de sucre dans le sang). Si vous buvez alors
que vous avez l'estomac vide ou peu de temps après avoir pris votre insuline, le
risque augmente. Il faut deux heures pour métaboliser une seule once d'alcool et
l'éliminer de votre système; par conséquent, le risque continue d'exister
longtemps après que vous ayez vidé votre verre.
L'exercice peut abaisser davantage votre glycémie. La danse est un exercice;
si vous dansez, l'alcool est encore plus nocif pour vous.
Ayez en tout temps avec vous des collations à base de glucides. Si vous
ressentez des symptômes d'hypoglycémie, mangez immédiatement.
Le traitement standard de l'hypoglycémie est habituellement l'un des suivants :
une demi-tasse de jus d'orange ou de pomme, ou une sucette glacée de taille ordinaire,
des bonbons durs,
deux ou trois comprimés de Dextrosol ®, ou un paquet de Glucose Gel®.
De plus, si plus d'une demi-heure est écoulée depuis votre collation ou votre
repas, vous devez prendre une collation composée de biscottes et de fromage ou
de beurre d'arachide, ou encore, un demi-sandwich à la viande ou au fromage. Si
vous ne vous sentez pas mieux au bout de dix minutes, répétez le traitement.
Assurez-vous qu'au moins un de vos amis est au courant de votre état. Vos amis doivent être aptes et prêts à vous aider si vous faites une crise d'hypoglycémie sévère et que vous perdez conscience.
Surveillez votre glycémie. C'est le meilleur moyen de prévenir l'hypoglycémie.
Quel est le prix à payer pour un excès?
Chaque cas est différent. Si vous croyez avoir un
problème de dépendance à l'alcool, cherchez de l'aide auprès de votre équipe de
FK, d'un centre de désintoxication, d'autres professionnels de la santé ou des
Alcooliques Anonymes. Les signes avertisseurs ci-dessous sont des indicateurs
d'un problème d'alcool :
un changement d'humeur ou de comportement lorsque vous buvez
(allant parfois jusqu'à la colère ou à l'agressivité)
la consommation d'un ou deux verres chaque fois que vous prenez de l'alcool
le fait de ne jamais pouvoir se contenter d'un seul verre
le besoin de toujours disposer d'alcool à portée de la main
le besoin de boire tôt le matin ou encore, toute la journée
le besoin de boire jusqu'à tomber ivre mort
le besoin de boire seul ou de prendre un verre en cachette
le fait d'avoir commis plusieurs infractions au code de la route sous l'influence de l'alcool
les retards au travail ou l'absentéisme causés par la gueule de bois
le besoin de voler de l'argent pour s'acheter de l'alcool
la consommation d'alcool excessive
un haut degré de tolérance à l'alcool
des vomissements ou des tremblements accusés, en particulier le matin
Certains éléments d'information contenus dans cet
article ont été adaptés d'un article de Joan Zukosky, infirmière autorisée,
Coordonnatrice en soins infirmiers de FK pour adultes. Barnes-Jewish Hospital.
Washington University Medical School, St. Louis, Missouri (dans La boîte à
outils FK de Genentech)